L’énergie vue par Jacques Ninane…le point à Durbuy


L’Energie

 

Approche basique pour la réunion « Changer ?Changeons !

25 09 2017 à Barvaux

 

– Définition : « Est ce qui permet d’agir : sans elle, rien ne se passe, pas de mouvement, pas de lumière, pas de vie ! Au sens physique, l’énergie caractérise la capacité à modifier un état, à produire un travail entraînant du mouvement, de la lumière, ou de la chaleur. » Anonyme.

 

– Principes:

 

  • le premier principe affirme que l’énergie se conserve. L’énergie ne peut ni se créer ni se détruire mais uniquement se transformer d’une forme à une autre (principe de Lavoisier) ou être échangée d’un système à un autre (principe de Carnot) ;

  • le second principe impose des limitations au rendement de la transformation de l’énergie thermique en énergie mécanique, électrique ou autre. La conversion d’énergie d’une forme à une autre n’est en général pas complète : une partie de l’énergie présente au départ est dégradée sous forme d’énergie cinétique désordonnée. On nomme rendement le quotient de l’énergie obtenue sous la forme désirée par celle fournie à l’entrée du convertisseur.

 

– Historique en courte synthèse :

 

  • découverte du feu et maîtrise (époque ?)

  • gaz naturel exploité à petite échelle locale dès avant le 1er siècle, ère J-C.

  • jusqu’au milieu du Moyen Âge : force musculaire, esclaves, force animale et levage par différence de poids ; chaleur et éclairage par feu (bois, huile, graisse, charbon, huile de roche …)

  • par après, introduction de la force hydraulique et éolienne (moulins, voiles,)

  • 18e siècle prémices de l’énergie « moderne » : machine à vapeur et exploitation des houillères et pétrole en Europe. Surexploitation du bois, les forêts se raréfient.

  • -19e siècle : révolution industrielle à échelle mondiale. Apparition du train. Exploitation du pétrole. Apparition de l’électricité et exploitation à échelles diverses (industrie, petites unités hydro-électriques, utilisations multiples).

  • Dépendance totale des Etats vis-à-vis des entreprises productrices privées.

  • La première guerre mondiale bouleverse les données : besoins gigantesques, gestion politique de l’énergie,

  • après la guerre, premières préoccupations de l’indépendance énergétique. Arrivée des Etats dans la gestion des ressources (gaz, charbon, pétrole) et production d’énergies. Développement actif des grands barrages pour production d’hydro-électricité.

  • 1939 : découverte de la réaction énergétique en chaîne (dite nucléaire)

  • seconde guerre mondiale : besoins gigantesques sous toutes les formes dans tous les domaines.

  • -1945 : premières et dernières utilisations de la bombe nucléaire en tant qu’arme destructrice.

  • après 1945 : recherches et développement de l’énergie nucléaire à des fins civiles. « Bataille du charbon » en Belgique pour redresser l’économie.

  • années 1950, début du déclin de l’industrie du charbon (épuisement gisements, surcoûts par rapport au pétrole très bon marché)

  • années 1960, domination du pétrole et du gaz (dit industriel, aciéries, métallurgie) et gaz naturel européen.

  • années 1970, développement de l’énergie nucléaire civile pour s’affranchir des producteurs de pétrole et gaz naturel. Les premiers groupes anti-nucléaires apparaissent.

  • 1973, premier choc pétrolier, les pays producteurs veulent maximaliser leurs profits, explosion des coûts de production dans les industries, première apparition des « économies d’énergie » et de « l’isolation ». La recherche sur les énergies renouvelables (solaire principalement) démarre réellement.

  • 1978-1981 : second choc pétrolier ayant la guerre Iran-Irak comme déclencheur, prix du baril multiplié par 2,7. L’énergie nucléaire mobilise tous les budgets et ressources humaines et politiques. Les groupes anti-nucléaires fleurissent partout dans le Monde et prônent la recherche totale sur le renouvelable.

  • avril 1986 : accident nucléaire majeur à la centrale de Tchernobyl, impactant toute l’Europe. Conséquences catastrophiques, connues et inconnues. Le nucléaire est de plus en plus contesté dans le Monde. Les premiers grands parc d’éoliennes apparaissent.

  • 1995, le protocole de Kyoto. Accord international visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. S’ajoute à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques dont les pays participants se rencontrent une fois par an depuis 1995 (COP, Conférence de l’Organisation des Parties). Le but est notamment le développement des énergies renouvelables. Premiers programmes d’abandons progressifs du nucléaire, notament en Allemagne. L’isolation des bâtiments constitue un des fers de lance pour l’économie.

  • 2008 : troisième choc pétrolier (production réduite et forte demande des pays émergents) le baril atteint le pic record de 145 dollars (38 dollars en 2017). Début de mises en œuvre à grande échelle de production d’électricité renouvelable (origine éolienne, photovoltaïque) et énergie thermique (capteurs solaires). Toutes les formes de production d’énergies renouvelables (chaleur-électricité) se développent et font l’objet de recherches intenses. La Wallonie présente un programme d’investissements en énergies renouvelables, dont les décisions et engagements ont été revus régulièrement par la succession des différents gouvernements. Les coopératives citoyennes de production d’énergies renouvelables prennent un essor important.

  • 2011, accident nucléaire à Fukushima, seconde catastrophe nucléaire majeure connue..

  • 2014 : le développement de l’énergie éolienne est fortement ralenti en Wallonie suite aux décisions du Gouvernement

 

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Constat

 

Il y a cent ans encore, les gens n’avaient pas tous le chauffage, l’électricité et l’eau courante dans leur maison. Les déplacements d’une ville à l’autre étaient longs et difficiles, sans parler des voyages à l’étranger, qui étaient très rares. Dans l’ensemble, les gens possédaient très peu d’objets. Peut-on imaginer vivre ainsi? Aujourd’hui, une grande partie de la population mondiale est encore privée de tout ce confort et souhaite, naturellement, en bénéficier. Or, une telle amélioration du niveau de vie passe par une plus grande consommation d’énergie.

D’autant que depuis l’an 2000, la population mondiale est passée de 6 à 7 milliards de personnes.

 

LES CONSÉQUENCES

 

Les énergies les plus utilisées aujourd’hui sont aussi les plus polluantes: le pétrole, le gaz et le charbon sont brûlés pour faire rouler les voitures, naviguer les grands bateaux, voler les avions et, aussi, pour chauffer les maisons et produire de l’électricité.

En brûlant, ces matières rejettent des gaz et des poussières dans l’air. L’une des conséquences, c’est l’effet de serre, qui participe à l’augmentation de la température moyenne sur Terre.

Les conséquences négatives se font déjà sentir:

 

  • Les glaciers et les banquises fondent, et font monter le niveau des mers;

  • Les déserts et les zones de végétation se déplacent;

  • Certaines maladies tropicales s’étendent à de nouvelles régions;

  • Les phénomènes climatiques extrêmes sont toujours plus nombreux: sécheresses, inondations, cyclones…

  •  

UN DOUBLE-Triple … DÉFI

 

Aujourd’hui, un habitant des États-Unis, le pays le plus riche du monde, consomme en moyenne 30 fois plus d’énergie qu’un habitant du Bangladesh, le pays le plus pauvre. Que se passera-t-il quand le Bangladesh aura atteint le même niveau de vie que les États-Unis? Si, à l’avenir, ce sont les énergies fossiles, très polluantes, qui continuent de combler l’essentiel des besoins de l’Humanité en énergie, notre planète pourrait ne pas le supporter.

Nous sommes donc face à un double-triple défi:

  • Maîtriser l’augmentation et le partage de la consommation d’énergie;

  • Assurer une production d’énergie moins polluante qu’aujourd’hui

  • Réduire la consommation drastiquement

  •  

 

Un aspect géopolitique de l’énergie

 

-“Dans les pays du tiers-monde une disponibilité insuffisante en produits pétrolier signifie des récoltes plus difficiles et surtout l’impossibilité de les transporter jusqu’à la ville et donc d’alimenter les populations urbaines. Dans les années 1970, l’augmentation du prix du pétrole a eu des conséquences particulièrement néfastes pour de nombreux pays africains : incapables de payer leur facture pétrolière, ils laissent sécher les récoltes sur place faute de moyens de transport pour les acheminer”. 

 

   Pour assurer la sécurité d’approvisionnement, suite aux chocs pétroliers dans les années 1970 et 1980, les responsables économiques occidentaux misent surtout sur la recherche de l’efficacité énergétique (économies d’énergie, mise en place de technologies plus performantes…), comme l’Union Européenne en 2005, avec son Livre Vert sur l’efficacité énergétique. Ils comptent également sur la diversification des sources d’énergie, chaque pays utilisant dans des proportions différentes le pétrole, le gaz naturel, le charbon, le nucléaire et les énergies renouvelables, mais c’est surtout dans une politique de diversification géographique des sources d’approvisionnement que leurs efforts a jusque là porté, avant que la prise de conscience des dangers liés aux changements climatiques leur parvienne. 

 

   Pour le pétrole, l’acheminent de l’énergie se fait soit par transport maritime (pour sa grande majorité) soit par oléoducs (le cas du gaz naturel est différent). Dans les deux cas, la protection des circuits d’approvisionnement nécessite aux yeux des responsables politiques des mesures de protection, parfois militaires. Il s’agit de protéger des zones géographique charnières (détroits, canaux) à la fois d’entreprises politiques qui menaceraient la stabilité de ces zones comme d’ailleurs des zones d’extraction et des actes de piraterie, soit terrestres, soit maritimes.

Les Etats-Unis, seule actuelle super-puissance, assure la sécurisation des approvisionnements en hydrocarbure, à la fois pour eux-mêmes et (parfois) pour leurs alliés. Par des accords de défense, souvent bilatéraux, des bases américaines sont installées un peu partout dans le monde, et s’assurent la libre circulation (même parfois dans les zones territoriales des pays) de leur marine de guerre, présente sur tous les océans et mers du monde. Le dispositif proprement militaire est complété par des mesures “indirectes” (financement de marines d’alliés, surveillance des zones “déstabilisées” ou en voie de l’être). »

http://www.leconflit.com/article-geopolitique-des-energies-fossiles-118938490.html

 

 

Les énergies, formes de productions (non-fossiles)

 

L’energie solaire

L’énergie éolienne

L’énergie hydraulique – Hydroélectricité

La biomasse

La Géothermie

Architecture bioclimatique

 

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En Wallonie :

 

Dernières données régionales disponibles au: 01/09/2017

Production nette d’électricité par vecteur énergétique

En 2014, la production nette d’électricité s’élevait en Wallonie à 27,92 TWh, soit une baisse de 7 % par rapport à 2013

Production électrique 2014 : 27,92 TWh

Sources : SPW – DGO4 – Aménagement du territoire, logement, patrimoine et énergie – Direction énergie et bâtiment durable (DEBD), Institut de conseils et d’études en développement durable (ICEDD), données février 2017 ; Calculs : IWEPS

 

En 2014, la production nette d’électricité, à savoir l’électricité utile avant mise sur le réseau, s’élevait en Wallonie à 27,92 TWh (29,1 TWh avec la production des centrales à accumulation par pompage), soit une diminution de 7 % par rapport à 2013. Quant à la consommation wallonne d’électricité, elle est estimée à 23 TWh. La Wallonie est donc exportatrice d’électricité (mais pas forcément indépendante au niveau énergétique).

 

La production électrique reste très largement dépendante de l’énergie nucléaire fournie par la centrale de Tihange et ce bien que la production nucléaire soit en baisse depuis 2 ans suite aux différentes mises à l’arrêt de Tihange2. En 2014, l’énergie nucléaire, avec une production d’un peu moins de 18 TWh, assure à elle seule 64,6 % de la production électrique wallonne. L’autre grand moyen de production électrique est le gaz naturel brûlé principalement dans des centrales turbine gaz vapeur (21,1 %).

 

Notons la part des productions d’électricité renouvelable la production éolienne 4,8 %, la production solaire photovoltaïque 2,6 % , la production hydraulique au nl de l’eau (fonction des conditions climatiques) 1 % et celle issue de la biomasse 3,5 %.

La production électrique nette issue de la transformation (soit sans l’hydraulique, sans le photovoltaïque et sans l’éolien) est de 25,6 TWh (hors pompage/turbine).

 

Définitions et sources

Il s’agit de la production nette d’électricité hors production des centrales d’accumulation par pompage (1161,7 GWh en 2014). Les sources d’énergie renouvelables (3 503 GWh) sont la biomasse, les déchets organiques, l’hydraulique, l’éolien et le solaire photovoltaïque.

 

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Le point de vue d’Inter-Environnement Wallonie, fédération d’associations de protection de l’Environnement, pour des décisions efficaces et immédiates (d’après un courrier au Ministre Lacroix, mai 2017)

 

1. Mettre un terme au projet de grande centrale biomasse. Les experts de l’énergie  estiment quasi unanimement que ce projet de centrale est trop cher, inadapté au regard de la transition énergétique, inapte à créer de l’emploi. Les défenseurs de l’environnement  constatent quant à eux que l’approvisionnement en biomasse ne peut être durable pour une grande centrale et dénonce un manque d’efficacité. Malgré cela, le Ministre Furlan (PS) s’est entêté dans cette voie sans issue. Mais il n’est pas trop tard, nous pouvons d’un trait de plume mettre fin à l’aventure hasardeuse de la grande biomasse électrique en Wallonie à l’instar de ce que vient de faire la Flandre.

 

2. Lancer un Pacte énergétique wallon coordonné. A l’image du Stroom versneling lancé par le ministre de l’énergie Bart Tommelein en Flandres, il est plus qu’urgent de mettre autour de la table les acteurs wallons de l’énergie . Deux dossiers exigent un vrai débat public : le développement des réseaux électriques intelligents et le soutien aux solutions de flexibilité (gestion de la demande, productions et consommations flexibles) notamment via des tarifs adaptés. Il est encore temps de coller aux discussions ayant lieu actuellement au niveau fédéral et européen sur le sujet… Mais, ça urge !!

 

3. Revoir les objectifs relatifs aux renouvelables et à l’efficacité énergétique à l’horizon 2030, en lien avec l’urgence climatique. IEW l’a souvent rappelé. Il existe un décalage abyssal entre les objectifs actuels et ceux inscrits dans le décret climat à savoir, une diminution des émissions de gaz à effet de serre de la Wallonie de 80 à 95% d’ici 2050. Acter ce décalage et engager au sein du PS et du Gouvernement des discussions pour que l’ambition soit sérieusement revue à la hausse au plus tard au début de la prochaine législature constituent le minimum minimorum. Le contexte s’y prête bien, l’Union européenne impose justement à la région de travailler son plan énergie pour 2030 ! Une occasion rêvée de sortir sa tête du sable !

4. Créer un cadre légal et réglementaire stable pour l’éolien. Si le dossier relève surtout, actuellement, des compétences du ministre Di Antonio, M. Lacroix doit peser de tout son poids pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouve l’éolien wallon avec 42 MW installé en 2016, contre 190 MW/an à installer chaque année selon notre scénario Our energy future. Si nous avons conscience de la complexité du dossier l’éolien demeure cependant une pièce maitresse de la transition énergétique et à ce titre nécessite une action politique volontaire dès maintenant.

5. Mettre l’efficacité énergétique au cœur des politiques wallonnes. L’efficacité énergétique constitue le monstre du Loch Ness des politiques énergétiques wallonnes ! Sur ce sujet, le début de mandat de M. Lacroix semble prometteur. Le 10 mai, M. Lacroix présentait une nouvelle stratégie wallonne de rénovation du bâtiment qui ne manque pas de tenue ! Le plus dur reste cependant à faire : implémenter cette stratégie via des mesures concrètes… Il ne faudrait pas non plus oublier l’industrie ! Les futurs accords de branches devront d’avantage répondre à un objectif de cout/efficacité.

 

Texte issu d’un courrier avant le clash politique du CdH en juin 2017.

 

 

 

et à Durbuy ??

 

Disons le tout clair et net : rien ou presque n’est engagé dans la production d’énergie renouvelable. Les diverses tentatives de construire un petit parc éolien dans la commune ont toutes échoué. En cause, la mauvaise foi manipulatrice des élus (principalement de Ph. Bontemps), la mauvaise information, l’information « de désinformation », les raisons électoralistes …

Le Bourgmestre Ledoux était favorable à un parc éolien Electrabel à Longueville, pour des raisons d’opportunisme financier pour la commune.

Le Bourgmestre Mottet était également favorable à un parc pour des raisons économico-écologiques.

Ferréole s.c et SITEOL Durbuy a.d.f ont tenté de créer un projet citoyen en association avec une firme privée en 2014, sans succès.

Le lobby anti-éolien « Vent de raison » a fait le reste.

 

La micro-centrale hydroélectrique sur l’Ourthe à Barvaux ? On en parle depuis la construction du barrage mobile … « SITEOL Durbuy » a tenté de s’informer sur un projet émanant de MWET: peine perdue au vu des rivalités des gestionnaires administratifs du cours d’eau et de la SOFICO (Société wallonne publique de financement complémentaire des infrastructures).

Un projet de chauffage urbain (réseau de chaleur via unité de biométhanisation) était possible à Barvaux dans un plan de rénovation, rien n’a jamais été abordé à ce sujet.

Des « unités » de production via panneaux photovoltaïques installés sur des terrains communaux bien orientés et peu visibles (dont OZO !!) sont possible. Rien n’est fait.

Des micros-unités de production sont possible sur les cours d’eau, mais l’impact sur la faune est à étudier de très près.

…. et TOUT LE RESTE !

 

– Sources multiples internet et M. Blasband –

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