On a plus le temps…


Il y a quelques semaines, la population de Durbuy a confié la direction de la commune à une équipe de climatosceptiques
pour qui l’environnement a moins d’intérêt que la vitesse de pointete de leur(s) grosse(s) voiture(s).

Même la jeunesse s’y est mise, confondant leurs petits égoïsmes et un avenir possible.

Pourtant, l’heure n’est plus aux palabres et aux transitions. Nous n’avons plus le temps. Nous avions perdu 60% de notre biodiversité et la température de la terre continue d’augmenter.(Les deux sont liés)
Les effets induits, pauvreté, misère sociale, guerres et immigration touchent toutes les classes de la population, partout dans le monde, sauf les classes le plus aisées. 
L’abondance d’argent donne l’illusion d’échapper à l’inéluctable dégradation du milieu de vie.

Nous sommes dirigés par ceux-là dont la devise est : après moi, les mouches !

Si la population dans son ensemble ne veut pas d’un changement radical de son mode de vie, la baisse de biodiversité et les changements climatiques décideront à sa place.

C’est maintenant qu’on choisit !

Bernard Adam

Quand on voit les chiffres, n’est-il pas trop tard pour s’attaquer à la baisse de biodiversité?

On ne le sait pas, si c’est trop tard ou pas. Le point, c’est que les chiffres qui sont publiés là, c’est la réalité.
On sait aussi qu’avec ces chiffres, on a quatre ans de retard (chiffres 2014 publiés en 2018).
On sait déjà qu’à l’horizon 2020, on va atteindre moins deux tiers car on sait aujourd’hui quelles sont les mesures de protection prises.
Et ce que l’on sait, c’est que l’on ne peut plus se contenter de faire appel au changement de comportement des individus.
Ils ont déjà été communiqués à de nombreuses reprises: manger moins de viande, limiter sa consommation d’énergie,
opter pour des moyens de transport moins dépendants des énergies fossiles…
Mais ces efforts ne suffiront pas. Ce dont on a vraiment besoin aujourd’hui, c’est d’une ambition politique.
On a besoin que le politique fixe une vision, une direction à suivre et donne un cadre législatif qui induise le comportement de la masse.
Si l’on regarde les comportements de changement, on a toujours le groupe de pionniers et puis on a une masse souvent qui ne bouge
que quand la loi entre en action. On peut faire une analogie avec la cigarette […].
Et il n’y a pas que les gens qui ont besoin de cela, il y a aussi les entreprises.

(Extrait de la Libre Belgique du 30 octobre 2018 A Lebrun http://kiosque.lalibre.be/data/17734/reader/reader.html?t=1540918804212#!preferred/0/package/17734/pub/44700/page/23 )

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