Précarité énergétique, maman j’ai froid !


Il fait encore froid ce matin. Je suis privilégié, mon petit poêle chauffe ma maison avec quelques morceaux de palettes et d’anciens bois de charpente.
Il est 8h45, -2° à l’extérieur et 21° à l’intérieur.

Je suis privilégié. Vous aussi, peut-être, car la précarité énergétique est souvent doublée d’une précarité alimentaire, numérique, économique et sociale.
En Belgique,
49 % des revenus les plus faibles (25 % de la population) ne peuvent se chauffer correctement = 12% de la population
25 % des revenus moyens inférieurs ne peuvent se chauffer correctement (25 % de la population) = 6 % de la population
26 % des autres revenus ne peuvent se chauffer correctement.(50% de la population) = 12,5 %  de la population
Total: 30,5 % de la population souffrent de précarité énergétique.

D’autres chiffres ? 

8,73 % des personnes seules ne peuvent se chauffer correctement (Tout âge confondu)
14,74 % des familles monoparentales ne peuvent se chauffer correctement (et 23 % ne peuvent payer leurs factures)

 A Durbuy, il y aurait plus de 3000 personnes dans ce cas

À tous ceux-là, il faut ajouter ceux qui ne disent rien…Qui ne chauffent qu’une seule pièce de l’appart ou de la maison (entre 12° et 17° )

Accident de la vie, manque de formation, lacune d’éducation, victime économique, mauvais choix, peu importe.
Il faut isoler les maisons et baisser les coûts énergétiques.
Les communes ont un rôle important à jouer.
Dans le prix de l’électricité, ce qui coûte, c’est le transport : 25 %-30 % de perte durant le transport vers les zones rurales, infrastructure coûteuse.
Il n’y a pas 1000 solutions. Il faut des productions de proximité. Des circuits courts de distribution et de gestion des énergies.

Les communes doivent produire ces énergies avec les citoyens et les mettre à disposition des habitants à faible prix.
Électricité, gaz, eau chaude les énergies sont multiples, les sources aussi.

En ruralité, les éoliennes (petites et moyennes), les cellules photovoltaïques, la bio-méthanisation (y compris individuelle ou par quartier), l’énergie hydro-électrique, les déchets de bois Etc., tout est possible.
Juste qu’il faut changer ses priorités

Abandonner la construction d’un parking inutile pour investir 3.600.000 dans des productions d’énergies, avec les habitants, un beau projet qui rapporterait aux 11.000 habitants de notre belle ville.

Changer ? Changeons !
 

Source : SILC (2008)

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