Un p’tit train circule, circule, circule…


                Bonjour, 

J’espère que vous passez un bon WE, malgré le lent début du chassé-croisé de juilletistes et des aoûtiens. 

Vous connaissez maintenant mon franc-parler, souvent même un peu trop direct, mais on ne se refait pas, même si les vérités ne sont peut-être pas toujours bonnes à dire, c’est la théorie des couards, et je ne la partage pas.

Commettre un mensonge pour plaire à telle ou telle personne, ce n’est ni honnête ni courageux, voilà qui a donc le mérité d’être clair, s’il était toutefois nécessaire de l’être encore.

Aujourd’hui, je ressors de ma mémoire quelques mots prononcés, voici maintenant plus de 12 ans, par l’homme politique français Philippe de Villiers, il disait en mars 2005 à propos de la directive Bolkestein qu’elle était dangereuse et mettrait en péril le modèle économique et social de l’hexagone. Il a argumenté en imaginant un plombier polonais ou un architecte estonien proposer leur service en France au salaire et la protection sociale de leur pays d’origine.

Les marchés sont aujourd’hui libérés, la libre circulation des personnes et des biens en Europe est assurée, les accords de Schengen ont démantelé les frontières entre les pays membre, à de rares exceptions près.

Mais ne nous dispersons pas trop, il nous faut rester à Durbuy.

On sait déjà que pas mal de camionneurs émanant de l’étranger proposent leur service dans notre pays, ce qui inévitablement crée une blessure profonde dans le secteur, les firmes belges étant pénalisées, elles ne sont pas en mesure économique de concurrencer les propositions des chauffeurs bulgares, par exemple.

À Durbuy, pas besoin de camion, on n’en utilise pas dans la vieille ville, mis à part celui du brasseur qui vient réapprovisionner les bistrots, et celui des éboueurs pour le rammassage des déchêts.

Donc pas de camions étranger, et pourtant, lorsque vous voyez passer le nouveau petit train électrique qui promène les touristes, principalement venus de Flandre, des Pays-Bas où d’Allemagne, vous ne regardez que la machine de tête et les voitures tractées. Vous n’êtes pas policier, il ne vous vient donc pas à l’idée de jeter un œil sur la plaque d’immatriculation de l’engin. Et bien vous avez tort, il faut toujours tout regarder, et pas seulement par curiosité, mais pour s’informer.

Donc, en admirant, si j’ose dire, le nouveau petit train, prétendument propriété de la société LPM-Marc Coucke-Bart Maertens, vous constaterez que ce véhicule qui effectue  du transport rémunérer de personnes ou assimilé, car il faut payer pour monter à bord, est en fait porteur d’une immatriculation portugaise, oui, j’ai bien écrit les mots : immatriculation potugaise ! Si cela est du local, trouvez vite une branche solide que j’en finisse.

Lorsque Coucke signale avoir remplacé l’ancien service de promenade (usager) par du neuf, il s’est bien gardé de dire à la presse et au monde que son nouveau jouet battrait pavillon portugais !

Pour soutenir mon propos, voici deux photos, l’une de l’avant du véhicule, l’autre de l’arrière. Et le droit à l’image dans le cas de figure, je m’en fous, le droit à l’information prédomine sur une éventuelle propriété que l’on pourrait difficilement qualifier ici d’intellectuelle.

 

 

 

Les questions qui se posent sont les suivantes :

S’agit-il bien au sens premier de la législation belge, d’un transport rémunéré de personnes ?

Dans l’affirmative, le chauffeur répond-il aux conditions de permis de conduire et de sélection médicale pour piloter l’engin avec des clients payants dans le véhicule ?

L’assurance est-elle adaptée pour le genre de service proposé ? Car nul n’est à l’abri d’un accident léger ou grave.

Ce type de transport est-il légal chez-nous, dans un véhicule qui n’est pas immatriculé en Belgique et qui ne satisfait pas, in fine, aux contraintes d’homologation exigée par la DIV pour les véhicules à immatriculés en Belgique,  ainsi qu’à l’obligation de visite régulière à  l’autosécurité, strictement obligatoire de notre pays, pour nos véhicules nationaux ?

Sur le plan social, le questionnement est plus vaste encore…

 C’est avec toutes mes interrogations et mes incertitudes que je vous rends au cours normal de votre vie.

A très vite,

Alain ROPPE.

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