Tourisme durable ? ou pas ? La responsabilité politique des élus locaux.


Dans l’article précédent, j’ai été un peu vite en disant que le tourisme durable, ça n’existait pas. Un peu vite sans explication, vlan dans ta gu…le. 
Le durable, ce sont  trois “Patates”, une économique, une environnement, et une sociétale. Pour le tourisme, il faudrait, pour qu’il soit durable, que les trois patates se rejoignent à l’intersection de économie = générer des richesses: l’argent, environnement = générer des richesses environnementales  et sociétale = générer des richesses sociales.
Le mot clé étant “RICHESSES”.
En effet, pour atteindre le durable, il faut que l’économique, l’environnemental et le sociétal fonctionne sur le même plan. Sinon, on triche avec le résultat…(Pas bien ça de tricher ! Et le plan commun, c’est la création de richesses).

Le tourisme a toujours existé ! 
Ben oui ! Mais la différence, c’est son gigantisme, l’ampleur des flux migratoires.
Pour l’économie, on peut dire qu’il y a créations de richesses, même si elles ne sont pas partagées entre tous.
Pour le sociétal, c’est moins probant. Plus le temps avance, plus les séjours sont courts. de 0 nuits à 2 nuits.
Le touriste d’un jour est roi.
Pas d’échanges possibles entre les habitants et les visiteurs.
Pas de création de richesses culturelles ou patrimoniales, pas de discussions ou de partages d’idées, pas,pas pas !
Bien plus grave, les habitants voient leurs possibilités de rester sur le territoire s’amenuiser petit à petit, le touriste captant toute la place, les logements, les magasins.
Le touriste à court séjour est un consommateur. Je consomme, je paie, je me taille.
Au niveau environnement, j’ai eu beau chercher également.
Les visiteurs captent les ressources pour les consommer, l’eau, la rivière, l’air (ULM, hélicos, avion), génèrent un trafic bruyant (motos), augmentent la charge en micro particules et en déchets divers et multiples.

Le tourisme durable ne peut exister, enfin limite, il le pourrait avec 1000 fois de touristes, qui resteraient chez nous de 1 à 6 mois pour entretenir avec nous l’environnement.
Le tourisme de masse, repose sur l’acceptation par les politiques d’une affirmation mensongère: “il n’y a pas d’autre solution et le tourisme profite à tout le monde”.
En acceptant ce type de tourisme, nos élus, mettent en danger l’équilibre de la vie dans les villages (trop de gîtes, secondes résidences et logements touristiques qui détruisent les liens sociaux), la santé physique des habitants et rendent tout autre avenir impossible.
Bref, ils ne font ni plus, ni moins, que de condamner leurs populations à disparaître ou à l’esclavage.
j’ai dit un gros mot ? Esclavage ? 
Dico Larousse: “Fait pour un groupe social d’être soumis à un régime économique et politique qui le prive de toute liberté (de choisir), le contraint à exercer les fonctions économiques les plus pénibles sans autre contrepartie que le logement et la nourriture” . 

Quand on sait que le revenu moyen des ménage à Durbuy est 2025 € inférieur au revenu moyen Wallon…je pense que le mot esclavage peut être employé. (Source Wallstats)

Bernard Adam

Source wikipedia

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