Comparaison des GES des emballages pour liquides… comparer ce qui est comparable.


S’il faut comparer, alors il faut tout comparer, ou ne rien faire.

Entre la canette, les plastoches, les verres à usage unique et les verres consignés, il y a longtemps que mon cœur ne balance plus.
Pourtant, j’ai eu des doutes…

Si on ne compare que l’empreinte carbone, la canette ou la bouteille plastique non réutilisable de coca, ont une empreinte plus faible qu’une bouteille consignée en verre de 33 cl du même breuvage. ( 170gr/260gr et 330 gr pour le verre.Si si, je n’invente pas, c’est une étude on ne peut plus sérieuse à ce sujet).
Le hic, c’est que cette étude ne tient compte que de l’empreinte carbone et pas du tout des autres pollutions ou de l’utilisation de l’eau par exemple: on utilise 500 litres d’eau pour fabriquer une bouteille de 2l du même brevage (Attention, j’écris bien qu’on utilise, ça ne veut pas dire qu’une partie des 500 litres n’est pas réutilisable une fois dépolluée et désacidifiée, simplement que la quantité d’eau est énorme à dépolluer après la fabrication du plastique et que c’est une source importante de dégradation des ressources et de l’environnement.)
Le plastique et les canettes, out!

Reste alors les bouteilles en verre consignées ou pas.
Le verre est en principe recyclable à l’infini, sauf que non.
Il y a toute une série d’additifs dans la fabrication du verre qui dans certains cas le rend non recyclable en bouteilles mais bien en verre expansé par exemple (isolant tel que le technopor)
Pour le verre recyclé en bouteilles, l’épargne de CO2 par rapport à une nouvelle bouteille est de 500 kg/tonne, ce qui n’est pas énorme. Mais ce système n’utilise pas ou peu de nouvelles ressources (sable etc). C’est là que c’est important.

Enfin pour le verre consigné, il y a deux paramètres qui jouent: le nombre d’utilisations de la même bouteille et la distance à parcourir entre le magasin où rentre la vidange, le centre de lavage et celui du remplissage. (Je ne ris pas du tout, du tout, il n’y a pas l’âge du capitaine…).
Par exemple une bouteille de vin consignée venant d’Italie ou d’Espagne n’aurait pas de sens. Mais provenant du Luxembourg ou du Bourgogne oui !

Le cumul des distances ne peut pas dépasser 1800 km, sinon l’empreinte carbone est plus importante que pour le verre “cassé” (Sauf qu’on utilise moins d’eau et de ressources en général).

C’est un casse tête ? Non pas vraiment.

Si la seule référence, c’est le carbone, il faut privilégier les bouteilles consignées et les producteurs proches.
Exemple, les bières régionales en bouteilles consignées, le lait en bouteilles de verre consignées etc.
Lorsqu’il s’agit de producteurs locaux, évitez ceux qui utilisent l’emballage plastique ( y compris les BIO. Surtout eux !) et faites pression pour que les autres s’équipent de machines pour nettoyer les vidanges ou qu’ils utilisent un service de nettoyage (il y a des sociétés qui proposent un nettoyage industrialisé). Bref, qu’ils reprennent leurs contenants.
Là on lutte efficacement contre la production des GES, le Carbone en particulier, et on contribue largement, à épargner l’eau et les ressources en général.

On s’y met ? On s’y met !

(Sources coca cola, WWF, Verre-avenir, Technopor, RDC Environnement)

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