La bagnole électrique et nous


On a un peu l’impression qu’on veut nous la faire manger à toutes les sauces, ou pas !, suivant les sources, les journaux et les tendances.
Qu’elle pollue moins qu’une essence ou un diesel, tout le monde est d’accord. (GES, CO2 et particules).(+ encore si vous produisez votre électricité hors réseau)
Qu’elle pollue tout de même, tout le monde est également d’accord.(Freins, pneus, recyclage)
Qu’elle fasse partie des solutions temporaires, tout le monde en parle.
Qu’elle ne soit pas LA solution pour résoudre l’équation mobilité/pollution, les avis divergent.
Enfin, que ce système remplace les 1.200.000.000 de voitures dans le monde d’ici 20 ans, tout le monde sait que ce n’est pas possible.
Mais, dans ce débat inutile et stérile, on oublie des choses.

Monsieur et Madame “toutlemonde” qui achète une “voiture à piles” ont déjà tourné une page mobilité et la page “liberté chérie” des 40 dernières années
Avec la voiture électrique, c’est fini “les virées à 200 km (400 A/R)” pour un oui ou pour un non, ce sont des déplacements plus lents (entre 80 et 110 km/h), des arrêts d’une 1/2 h fréquents pour la recharge rapide lors des trajets + longs.
C’est aussi réapprendre à planifier ses déplacements, à se déplacer la journée et pas la nuit (Phares), à utiliser moins de gadgets pas trop utiles et énergivores. Bref c’est réapprendre l’utilité de chaque chose.
Enfin, c’est re-découvrir qu’il y a d’autres moyens de se déplacer.
Prendre le train, le bus, une voiture partagée, son vélo et ses souliers.

La voiture électrique, c’est ce petit grain de sable qui se glisse dans votre tête et qui vous pousse à penser autrement.

Sinon, n’en achetez jamais une. Vous serez déçu.e !
Gardez la vôtre ou achetez un SUV, gourmand et bien polluant que vous ne pourrez pas revendre dans 5 ou 6 ans, le prix à payer pour l’illusion de la liberté ?

Changeons

Bernard Adam

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