L’Ourthe, ses kayaks, son mercure, ses hydrocarbures, ses pesticides, insecticides, fongicides, herbicides et solvants. Un petit verre pour la route ?


L’Ourthe est malade.
C’est vrai que avec les stations d’épuration, il y a moins de matières fécales et qu’elle semble plus “propre”.

Pourtant en y regardant de près, la présence de mercure et d’ hydrocarbures aromatiques polycycliques pose déjà quelques questions.
Nous avons poussé un peu plus loin nos recherches.
ET Quid des pesticides ? 
Hé bien on trouve dans notre rivière un cocktail d’une centaine de ces produits.
Quelques uns pour la route…des anti-algues pour les piscines, des nématicides cancérigènes probables (1,3-dichloropropène-trans fumigant et nématicide en pré-plantation cancérigène probable),  des insecticides divers et variés par exemple du Chlormephos (insecticide organothiophosphate classé comme très dangereux) ou des herbicides comme le Tétrachlorvinphos classé cancérigène. On y trouve même des pesticides interdits depuis plus de 10 ans.
Egalement des solvants que l’on trouve dans les couleurs et vernis ou des composés chimiques dégradés comme AMPA (Acide Aminométhylphosphonique)  fruit de la dégradation du glyphosate + détergents industriels et domestiques.
Il nous reste encore à faire le tour des micros plastiques présents dans l’eau. 
Ce sera pour le printemps, dans quelques jours, courant mars
Vous y serez conviés, car pour être sérieux il faudra  faire des relevés tout le long de l’Ourthe et je vois mal notre petite équipe faire ce travail seule.
On aura quasi fait le tour de notre (ex)belle rivière.

Les changements climatiques et la baisse de la  biodiversité sont étroitement liés à l’activité humaine, en particulier à l’agriculture intensive et au tourisme lorsqu’il s’agit de l’Ourthe.
Peut-on encore sauver les meubles ?

Question sans réponse, devant des élus sourds et aveugles.

Bernard Adam 2019

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