Ce matin on va causer vache, mheuuuu, plus précisément Bouse. Que du bonheur ! 2


Derrière chez moi,, il y a une prairie occupée par des vaches. Le collège communal et une investisseur du Nord du Pays, veulent y établir un lotissement pour 66 maisons et appartements.
C’est une histoire de fous qui dure depuis 10 ans.
Hier, il y avait une présentation du projet, projet déjà présenté en 2014…le même projet avec les mêmes erreurs.
C’était pathétique .

Depuis des lunes, Chantal et moi, nous battons pour la biodiversité et le climat.
La biodiversité fait partie du patrimoine collectif, comme n’importe quelle richesse.
La modification du climat est une catastrophe mondiale, maladie, baisse des rendements agricoles, manque d’eau etc.

A force de lire, de recouper les informations, de les vérifier, nous avons fini par collectionner une multitude de connaissances, sur tout et sur rien.
La bouse de vache en fait partie.
Finalement, pour le collège communal, il faut remplacer les prairies permanentes et les bouses,  par du béton, du bitume, des pelouses rasées “au poil” par des robots.
C’est mieux, c’est propre et c’est utile !
Yesss!

Nous, on n’est pas d’accord. 
Parmi la multitude de raisons, il y a la biodiversité et le climat.

Alors que ce lotissement va produire des GES durant 100 ans, la prairie et les bouses équilibrent le système.

Selon la FAO, les pâturages stockent 30 pour-cent du carbone du sol dans le monde en plus de la quantité importante de carbone du sous-sol retenue par les arbres, les buissons, les arbustes et les graminées.
Nos bocages et pâtures sont donc un moyen important de stockage du carbone.

Et la bouse ?
Haaa la bouse, quel bonheur lorsqu’on y marche, par erreur, surtout lorsqu’elle est fraîche.

La bouse, c’est un excellent combustible, c’est un matériau de choix pour construire, c’est un bon engrais et en plus, elle peut être utilisée en médecine douce.
Ce n’est pas tout !
La bouse a un effet bénéfique sur la chimie du sol et sur sa structure ! (En particulier la perméabilité du sol)

Et la biodiversité ?
Lorsqu’une bouse tombe sur le sol, elle devient rapidement le siège d’agressions
physiques et biologiques qui tendent à la faire disparaître de la surface. Les multiples acteurs
de cette dégradation sont :
– de petits animaux, pour la plupart invertébrés (larves d’insectes, insectes
coprophages, lombrics …) qui creusent des galeries, enfouissent des fragments de matière
fécale, ou pondent dans ce milieu favorable au développement de leurs larves. D’ailleurs,
certaines études démontrent que lors des premières phases de décomposition, 1/8 du poids des
bouses est constitué par des larves d’insectes [23].
– des oiseaux en quête de nourriture qui fouillent et picorent la bouse
– la pluie qui maintient une humidité et un état physique favorables à l’activité
biologique ; en son absence, une croûte protectrice se développe en surface et fait obstacle à la
décomposition. Ainsi selon les climats les facteurs biologiques et physiques n’ont pas le
même poids dans la décomposition des excréments.
– Des micro-organismes qui interviennent enfin, bactéries essentiellement, dont
l’activité peut être tant aérobie qu’anaérobie, mésophile ou thermophile, certaines moisissures
et quelques protozoaires qui s’attaquent principalement à la cellulose qui n’a pas été dégradée
dans le rumen.” (Extrait de LA BOUSE : HISTORIQUE, IMPORTANCE ET ECOSYSTEME, THESE POUR LE DOCTORAT VETERINAIRE , Diplôme d’Etat ECOLE NATIONALE VETERINAIRE DE TOULOUSE, CHRISTOPHE JEAN-DAMIEN )

Je sais, c’est mesquin de comparer ainsi un lotissement à de la bouse de vache.
Je préfère la merde des vaches que celles bien plus nauséabonde des financiers prêt à tout pour nous emmerder !

a la vache


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2 commentaires sur “Ce matin on va causer vache, mheuuuu, plus précisément Bouse. Que du bonheur !

    • Bernard Adam Auteur du billet

      le collège et le conseil, mis à part ecolo, sont pour…au niveau de la commune, il n’y a pas d’espoir.
      Madame Jamagne ne comprend pas que ce type de développement est obsolète.
      Restera la région, le projet est à contre courant du SDER, de la politique des noyaux de développement, du développement durable de la Wallonie, des objectifs de limitation de CO2, de préservation des zones à usage agricole, du projet de protection des eaux de surface et nappes de la région…et j’en passe. On a toujours nos chances.!