Une maison de retraite à Barvaux. Passons ce projet à la moulinette climatique…


Objectif : 0 GES en 2050
Et 2050, c’est demain pour un bâtiment en béton.

Pour arriver à ce résultat, il faut commencer aujourd’hui, avec nos connaissances et l’approche imparfaite que nous avons de l’avenir.
Allons-y.

Pour limiter les GES, et le CO2 en particulier à la campagne, il y :
L‘amélioration de la mobilité et diminution le nombre de km parcourus.
L’isolation des bâtiments —-> passifs
La verdurisation des zones urbanisées, parcs, bâtiments, toitures, murs…
Les circuits agricoles courts et ultra-courts et utilisation de la structure des bâtiments pour produire : par exemple les toitures.

La propriété des pères Oblats se trouve dans un centre urbanisé avec un nombre de services suffisant pour accueillir une population plus importante.
Barvaux est une vrai petite ville à la campagne, avec une gare, des bus, des écoles, une poste, des banques, un marché hebdomadaire, une administration publique.
On peut tout faire à pied, sans avoir besoin de véhicule. Pour peu qu’on y développe une mobilité partagée et/ou électrique, il ne faut même plus prévoir de parking.

C’est dans ce cadre qu’il faut voir l’exploitation de l’espace disponible pour la construction.
En fait, toute la propriété des pères Oblats devrait être construite le plus rapidement possible, y compris le jardin partagé et le verger, mais pas comme le projet Vulpia.

Tous les bâtiments doivent être passifs, être équipés de citernes importantes, de panneaux solaires (chauffe eau.) et photovoltaïques (+ batteries).
Les toitures des immeubles importants doivent servir de “jardins partagés” publics (Voir Pascale F) pour la production de légumes et petits fruits.
Exit les parkings. La maison de repos et appartements doivent les prévoir en sous-sol.
Nul besoin de routes asphaltées puisqu’il n’y a plus de voitures. 
L’ensemble des espaces ainsi récupérés peuvent être plantés de fruitiers “haute tige” pour remplacer l’ancien verger.

Ces arbres deviennent des espaces conviviaux pour animaux et humains petits et grands. (Bancs, grandes tables de 16 à 20 personnes, chaises)

Le côté verger pourrait devenir un espace construit de maisons mitoyennes sans que celles-ci ne soit obligatoirement du même style, créant ainsi un quartier changeant et coloré.
Haies obligatoires et épuration des eaux via les laguneshavre de paix pour petits rongeurs et oiseaux.
Parking extérieur, voitures interdites, vélos à disposition des habitants.

C’est un autre projet, un projet convivial et acceptable pour la biodiversité et les humains où la cohabitation entre jeunes et vieux, riches et pauvres est possible. Au-delà de la mixité créée, ce type de quartier 
devient rapidement un espace partagé, grâce aux jardins, à la production alimentaire et au faible coût d’exploitation des bâtiments passifs équipés pour produire eau et énergie.

Sans doute qu’ il faut accepter de perdre avant de gagner… Pour tous.
Changer ses lunettes pour voir autre chose…

Bernard Adam

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