Avec le renouvellement du permis de Sunclass Durbuy, se pose la question du tourisme durable et de la responsabilité climatique des élus locaux. Il y a des solutions.


Un renouvellement de permis d’exploiter pour 20 ans, ce n’est pas anodin.
20 ans, ça nous reporte en 2039. Et en 2039, nos émissions de GES doivent être quasi nulles.
Le tourisme durable
, c’est un truc inventé par les opérateurs touristiques, ça n’existe pas.
Ou alors, il faut diviser le nombre de touristes par 1000 de façon à ce que l’impact sur l’environnement soit presque nul.
Par contre, réduire l’empreinte écologique du tourisme drastiquement est possible, mais il faut que les responsables politiques locaux prennent des décisions dans ce sens.
Comment ?
Il y a deux mamelles “écologiques” au tourisme, la biodiversité et les GES. Je sépare les deux, fictivement bien entendu, puisqu’ils sont intimement liés.
Pour calculer les GES dus à un opérateur touristique, il faut prendre comme base les GES de ses clients + les siens.
Il s’agit d’énergie consommée directement  (pétrole, gaz, bois, électricité) auxquelles il faut ajouter les énergies consommées par des tiers pour satisfaire les besoins de l’opérateur (nourriture, gestion des déchets, produits chimiques) principalement.
En résumé, les clients produisent des gaz à effet de serre pour venir, retourner chez eux et pour visiter la région.
L’opérateur produit des GES pour accueillir, chauffer, nourrir, divertir etc. les mêmes clients.
Pour supprimer l’impact des GES touristique de cet opérateur, il faut qu’il produise l’équivalent d’énergie que celle que lui et ses clients consomment comme touristes, sans produire de GES.
C’est très simple en fait.
On sait évidemment qu’aucun opérateur touristique ne va faire ce travail seul. 
C’est là que nos politiciens locaux interviennent.
IL suffit pour cela de dire à l’opérateur, “OK pour un avis favorable à la condition que vous ayez une empreinte GES nulle dans 10 ans”, et en ajoutant un calendrier des réalisations. (ex 10% par an)
Si l’opérateur n’est pas d’accord, c’est la porte.
Pas de soucis un autre plus dynamique viendra le remplacer et dira oui.
Le travail de l’opérateur va être de réduire son propre impact, de changer son mode de chauffage, d’isoler, de réduire ses poubelles, de baisser le chauffage de sa piscine d’un petit degré, de produire une partie de son énergie, etc.
Dans le même temps, il va pousser ses clients à choisir les transports en commun (train tram bus) pour venir, les déplacements + écologiques comme le vélo ou la trottinette, à produire moins de déchets.
Ensuite, il va produire des énergies propres pour son usage ou pour un usage collectif pour couvrir le solde des GES incompressibles.
L’opérateur a 10 ans pour le faire, les solutions sont connues, les modèles aussi et les sociétés spécialisées dans ce type de gestion sont sur le net.
Tout est donc possible
Voilà pour les GES.
Reste la biodiversité ! Ce sera pour demain….

L’urgence, c’est le climat !

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