Pollueur-payeur ! Ok – ké ?


Ahhh, les pollueurs payeurs. 
Un principe démocratique et pour tout le monde, “Vous n’avez qu’à faire des efforts ! “…
Je regarde ma poubelle tous les jours. J’ai beau lui faire des yeux doux et la mettre au régime, elle se remplit .
Serions-nous devenus d’incommensurables générateurs de déchets ménagers?

J’ai décidé de surveiller jour et nuit la source de ces 234 € de taxe communale que je coince à payer chaque printemps.
Déjà, il n’y a jamais de déchets à composter. Ouf !
La moitié est vide chaque fois que je le mets.
Il me semble que je ne devrais payer que la moitié des 234 € soit 117 € puisque je n’utilise que la moitié du truc à crasses).

Et la fraction résiduelle ?
Voici l’analyse pour 6 semaines
6 sacs de 25 kg pour la nourriture des poules
Deux sacs plastiques 60 litres terreau dont un rempli de déchets de jardins (Pots plastiques cassés, voiles usés, feuilles plastiques, divers déchets résiduels, cartons souillés ou bouteilles plastiques pour préserver les plantules au printemps, petits bacs en frigolite souillés)
Là, je suis à la moitié de la moitié du duobag utilisé.

Restent les déchets ménagers…
Des plastiques, toujours des plastiques.
6 sachets à café bio Oxfam, une dizaine de barquettes en frigolite, du film cellophane, 1 paquet vide de chips, des papiers composites du boucher, des sacs plastiques souillés, des sachets à sucre et à farine en plastique, 1 verre cassé, deux sacs à échalottes, 3 sacs à oranges, une paire de bas troué et une paire de chaussette dans un état lamentable, deux vessies plastiques pour liquide alimentaire, deux sacs à patates en plastique (5 kg), quelques papiers composites ou de cuissons (sulfurisés), quelques déchets ramassés devant la maison et la haie.
L’un dans l’autre, j’ai deux sacs pleins.(Pas gros mais pleins)

Et voilà, c’est fait. Burp, elle est des nôtres, elle est pleine ! Hips

Mon problème, c’est que je n’ai strictement aucune responsabilité dans la production de ces déchets.

La nourriture des poules, le fournisseur pourrait l’avoir en vrac et remplir des sacs réutilisables.
Pareil pour le terreau.
Les pots, voiles de jardin etc. pourraient être fabriqués de manière plus durable. Il y a 20 ans, je réutilisais durant 10 ans et plus le même pot, aujourd’hui, 3-4 ans si tout va bien.
Pareil pour les voiles de forçage ou les bouteilles plastiques.

Ce serait 4-5 fois moins de déchets dans mon duobag.
Et dans mes poubelles ménagères, le café pourrait être vendu en vrac avec sachets réutilisable, les barquettes en frigolite et les cellophanes me sont imposés par les grandes surfaces. Pareil pour les papiers composites sans utilité pour le client, les légumes devraient tous être vendus en vrac avec sachets réutilisables et je ne parle pas du paquet de chips, des farines en sacs plastique et du sucre par 400 grs

En fait, comme je n’ai pas le choix, le véritable pollueur, c’est le vendeur.
C’est lui qui doit payer la taxe poubelle. Pas le consommateur !

Le pollueur – payeur, OK, mais alors le véritable pollueur, pas le pigeon de service.
Qui en parlera lors de la campagne électorale ?

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