Je fume bio. 1


Je ne suis pas un grand fan du bio.
En fait, je trouve mieux d’aller à pied chercher du lait ou le beurre conventionnel que de faire 20 km pour acheter du bio.

Il y a, à Izier, un projet d’installation d’un poulailler industriel filière oeufs Carrefour bio de 40.000 poules.
Imaginez : des hangars de 200 m de long, des silos pour distribuer 10 tonnes de nourriture par jour, un approvisionnement en eau de 8000 litres d’eau par jour également.
Le tout automatisé, sans que l’homme ne doive pratiquement y mettre le pied.
Tous les 14 mois on tue toute le monde, on désinfecte et on recommence
Deux fois par semaine, un “semi” Carrefour vient chercher les oeufs pour les emballer et mettre une belle étiquette d’une poule rousse sur un pré vert, c’est bon, c’est bieau, c’est bio.
Les poules, c’est connu, ça mange et ça crotte. 
Vous imaginez la montagne de crottes générée par 40000 poules ?(Vous me direz, ce sont des crottes bio.)
Bio ou pas, les nappes d’eau Durbuysiennes vont finir pas avoir un petit goût que même la javel ne va plus cacher. 
Bien entendu, le goût est bio également.

Tout ça pour dire que la filière bio prend les consommateurs pour des cons. 
La pollution est la même que pour un élevage traditionnel et ce bio là n’est en rien durable.

Je me console en pensant que je ne bois pas de cette eau-là, que je mange les oeufs de mes poules, qu’elles boivent de l’eau de pluie, que les fientes font pousser mes tomates…un vrai circuit court.

Encore un combat à mener…


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