Dans cette campagne qui n’en est pas une, l’environnement n’a pas de place. Parlons en !


C’est quoi, l’environnement ? C’est vous ! 
Au milieu de votre maison, jardin, prés et champs, forêts, routes, voitures, silence, bruit…
 
C’est vous avec votre travail, vos voisins, dans une même rue, un même village, une même commune…

L’environnement ce ne sont pas ces choses abstraites qu’on appelle la faune et la flore ou même la biodiversité ! 
Non ! L’environnement, c’est vous, c’est moi, votre fils, votre fille, vos (nos) petits enfants et pour les plus chanceux, vos (nos) arrières petits-enfants.
C’est vous et moi, avec nos (mauvaises) habitudes, nos délires, nos besoins.

L’environnement, c’est un concept humain. Ce sont les hommes et les femmes qui l’ont inventé (le concept).

L’environnement, c’est l’humain qui le transforme, le façonne à son image pour en faire un milieu qui lui convient.

Mais voilà. Patatra ! 
Nous avons fait des erreurs et au lieu de nous servir, notre nouvel environnement devient pour tous une charge et pour certains une souffrance.

La faute à qui ? Pourquoi ? On s’en fout !

Les changements climatiques sont là, les maladies liées à la pollution de l’air aussi. (Cancer du poumon, maladie cardio-vasculaires, asthme, allergies diverses, etc. (Source OMS)) Et nous ne parlerons pas des pollutions chimiques.
Toutes ces choses font partie de notre environnement actuel.
Je pense, à titre personnel, que vivre dans cet environnement n’est pas acceptable, mais aussi au titre plus général que participer à un environnement qui rend mon voisin, ma voisine, mon enfant ou mes parents malades ne trouve nulle part de justification.

IL faut donc changer.
Évidemment, on peut tous changer de vie, élever des moutons dans le Larzac, des chèvres sur le Mont Pelé, faire son potager, partager sa voiture et prendre son vélo pour aller au travail.
Ce ne sera pas suffisant… Tout le monde le sait.
L’effort doit être collectif pour être payant. 

À Durbuy, il y a la convention des maires, c’est bien mais tronqué, car seuls les gaz à effet de serre des habitants sont comptabilisés et pas ceux des touristes. Or, les gaz touristiques sont plus importants que les gaz des habitants…
IL suffit de convertir les stats des déplacements et habitations de nos habitants en CO2 et de faire de même pour les touristes 1800 (1800 voitures ?) maisons pour les seconds résidents avec 300 km (A-R) chaque semaine, 169 gîtes reconnus (600 voitures ?) avec 250 km A-R, 1500 (? plus sans aucun doute) voitures chaque semaine chez Adventure Valley, et si j’ai bien compris Ph Bontemps 7000 voitures à Durbuy Vieille Ville. (ET, je ne parle pas du charrois et des antiques bus des opérateurs touristiques)

Si personne ne parle d’environnement à Durbuy, c’est pour cette raison. Le tourisme.
On voit mal Philippe Bontemps et son équipe dire à Marc Coucke vous polluez trop, il faut fermer Adventure Valley Durbuy pour que nous puissions réduire nos gaz à effet de serre de 20 %.
On voit mal également Commune Passion se positionner contre le tourisme de masse alors qu’ils ont participé largement à son développement depuis 40 ans.
Pour écolo, c’est une question de personnes…L’actuel tête de liste ayant occupé un poste clé au Commissariat Général Au Tourisme. Il a aidé ce tourisme à se développer durant toute sa carrière. On le voit mal le condamner aujourd’hui.

Le problème, c’est que sans décision politique, il n’est pas possible d’agir durablement. Nous sommes comme des musiciens sans chef d’orchestre. 
Ce que nous faisons tous dans notre coin ne donne qu’une énorme cacophonie.

Il faut des relais politiques, des décisions simples, tournées vers le long terme et des effets immédiats sur la santé publique.
La production d’énergies renouvelables pour et par les habitants (via des coopératives existantes), une interdiction des véhicules les plus polluants (on le fait bien à BXL ou à Paris, notre pollution n’est pas inférieure), la réduction des vitesses des véhicules, une politique de rénovation et d’isolation des habitations… Etc.

Mais aussi une politique touristique différente, respectueuse des habitants  de leurs besoins et de leur santé.

Changeons!

Bernard Adam 2018

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