Le coût résidentiel ? Pffff ! Ben oui, la campagne, c’est cher payé!


C’est un sujet difficile, simplifier trop le rendrait inutile, mettre toutes les données, ce serait un livre.

Une aire urbaine, c’est un centre, une ville (exemple Marche) plus l’ensemble du territoire en interaction avec elle. 
L’aire urbaine de Marche: Marche, Hotton, Durbuy, Rochefort, Somme-Leuze, Nassogne, une partie de Ciney correspond à cette définition.
 

Dans une aire urbaine, il y a un centre urbain Centre de Marche, une périphérie proche( On) et une périphérie éloignée (Grandhan, Jenneret)
A chaque aire correspond un coût résidentiel propre calculé en ajoutant le prix de l’immobilier et le prix des transports.
Coûts fixes et coûts variables
Pour le logement

  • Les coûts fixes : coût d’accès au logement (Loyer, remboursements de prêts immobiliers pour le logement, assurance logement, taxes habitation et foncière
  • Les coûts variables : charges pour l’énergie du logement (gaz, électricité, énergie thermique, etc.), charges relatives au logement (ordures ménagères, eau, charges de copropriété, etc.), équipements de l’habitation (entretien, rénovations, travaux pour le logement,télécommunications, etc.)

Pour le transport

  • Les coûts fixes : acquisition du/des véhicule(s), assurance automobile, stationnement (possession d’un ou plusieurs emplacements réservés), abonnement(s) pour des transports collectifs
  • Les coûts variables : carburant, stationnement (sur la voirie publique), péages, taxes, location de véhicule(s), entretien du/des véhicule(s), prix d’un ticket de transports collectifs

Le coût résidentiel est un indicateur économique de sensibilisation auprès des ménages et des collectivités. C’est aussi un outil environnemental et social.
On pourrait également rapporter cette étude à un centre + petit, par exemple barvaux. Les différences sont marquées également.
Voici ce que ça donne pour un centre de +/- 20.000h

Les coûts résidentiels moyens des ménages  sont compris entre 531€ et 1227€. Avec des pointes jusque 1600 €
C’est dans le périurbain éloigné que le coût résidentiel est le plus élevé, dans le centre- ville qu’il est le plus faible (sauf pour les familles à haut revenu qui dépensent plus pour les déplacements et l’habitation))
On voit aussi que les bas revenus (étudiants, pensionnés, ménages non motorisé) habitent les centres et se déplacent peu.
Plus le revenu s’élève, plus on se déplace…

And the winner is: un jeune couple qui construit à la campagne (Grandhan par exemple) avec un revenu moyen, dépense plus en déplacement que tous les autres cas de figure et son côut résidentiel est presque le plus important.
Continuer à favoriser ce type d’habitat induit, sur une longue période, une baisse importante du revenu disponible pour les jeunes ménages et la population rurale , a un coût environnemental élevé (CO2 par exemple) et provoque des investissements publics peu utiles. 

Changer ? Changeons !

 

 

 

 

 

Référence: travail de fin d’étude de Martin Cory & CEREMA
Bibliographie
CROZY J., 2016, Le coût résidentiel : de quoi parle-t-on ?, Collection l’essentiel, Cerema Territoires et ville,
24 p.
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Haut Conseil de la Famille, 2013, La réduction des taux d’effort abusifs supportés par les locataires
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HIVERT L., VERRY D., 2016, Le Diagnostic Energie Emissions des Mobilités (DEEM), Ministère de l’Ecologie,
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MARESCA B., 2015, Coût résidentiel et politique publiques – présentation power-point présentée lors du
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NICOLAS J.-P., POCHET P., POIMBOEUF H., OVTRACHT N., 2001, Indicateurs de mobilité durable sur
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Tisséo, 2013, Enquête Ménages Déplacements de l’agglomération toulousaine 2012-2013
VANCO F., 2011, Formes urbaines et durabilité du système de transports, Thèse de doctorat de sciences
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