C’était il y a 16 ans, le 09 août 2001 dans la Libre. Quelques extraits et la référence originale.


Durbuy tweetalig

Titre original 

Voici quelques extraits. (Lien vers l’article complet en bas de page) 

(Image source http://maman-geek.com)

“Durbuy. Pendant les mois d’été, cette cité réputée être “la plus petite ville de Belgique” connaît une mutation stupéfiante. Peuplée de quelque 10000 âmes, elle voit soudain ce nombre grimper jusqu’à 30000. Trois fois plus. Et dans certaines localités de l’entité fusionnée, comme Barvaux-sur-Ourthe, le rapport est de un pour quatre. Avec Vielsalm, Durbuy est la cité touristique comptant le plus grand nombre de nuitées dans les campings et les hôtels: un million par an. Et l’on ne compte pas les 600000 nuitées en secondes résidences.”

“Et visiblement, la transformation de cette perle des Ardennes en un carrefour multilingue de détente ne perturbe pas trop les habitants. Comptant 9991 habitants au 1er janvier 2001, la commune a connu une progression de quelque 25pc depuis la fusion de 1977. “Mais il faut être vigilant et ne pas scier la branche sur laquelle on est assise”, reconnaît l’échevin du Tourisme. Ça et là, déjà, quelques maisons sont à vendre. “Te koop”, doit-on plutôt dire. Selon certains, la surexploitation menace.”

“S’il y a bien une famille symbolisant cette lente transformation de la ville, ce sont les Marten. A l’entrée de Durbuy, ils ont créé en 1964 La Petite Merveille, une société de sports aventures. “Au début, nous étions pratiquement les seuls commerçants de la commune”, se souvient Bart Marten. “Mon grand-père et mon père, qui étaient tous deux instituteurs à la côte, sont arrivés à Durbuy un peu par hasard, parce qu’ils ont pu racheter un bâtiment qui leur convenait, un ancien casino. Pendant très longtemps, ils ont fait la navette chaque week-end. Au début, ce sont surtout les colonies de vacances qui leur ont permis de lancer leurs activités. Dans les années soixante, beaucoup d’entreprises avaient recours à nos services. Depuis, les temps ont bien changé.”

“Le respect, dit-il encore, est d’une importance cruciale dans les rapports avec le voisinage. Pas question de se mettre les gens à dos pour cause de nuisances touristiques. Or, l’évolution de Durbuy est à ce point foudroyante que certains n’hésitent pas à dépasser les limites. C’est, du moins, son sentiment. “Lorsque l’on commence à faire de l’escalade sur un rocher classé, c’est qu’il y a un problème. Mes concurrents commencent à exagérer…” La présence de plus en plus massive de Hollandais? “C’est une bonne clientèle. Ceux qui les critiquent feraient bien de s’en rendre compte.” Dans son bureau au confort sommaire logé dans une annexe de l’hôtel de ville, à Barvaux, Yves-Marie Renard prolonge: “Personne n’a de problème avec les Hollandais. La seule chose, c’est qu’ils investissent beaucoup dans l’immobilier. Certains s’inquiètent de ne plus trouver de logement pour installer leurs enfants.”

et de terminer son article par

“Mais en ce mois d’été, on se rue plutôt sur les frites et les gaufres avant de filer se perdre au Labyrinthus. Dans la fébrilité ambiante, un squad parvient encore à se faire entendre. Les murs tremblent. Certains se plaignent. En français, et en néerlandais. Durbuy, bilingue et tweetalig, rugit pour les mêmes troubles à venir. Plus loin, à Tohogne, sur le territoire de Durbuy, un couple déjeune sur sa terrasse. “Nous, franchement, on ne voudrait pour rien au monde de cette déferlante”, sourit l’homme en se versant un verre de bordeau. “Bientôt, Tohogne devra peut-être songer au tourisme”, chante à quelques lieues de là l’échevin compétent en la matière. Non, cette petite perle à l’entrée des Ardennes n’est pas au bout de sa quête d’une cohabitation harmonieuse.”

(OILIVIER MOUTON Publié le – Mis à jour le )

http://www.lalibre.be/actu/belgique/durbuy-tweetalig-51b8741fe4b0de6db9a61a0e

 

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