Parc d’attraction et tourisme de masse


Depuis plusieurs semaines, la société LPM et M Marc Coucke achètent sous conditions des hectares de terres et de bois, bâtiments et campings afin de construire un immense parc de loisir destiné à recevoir 3000 visiteurs par jour.(2000 véhicules ?)
Sauf erreur de notre part, nous en sommes au moins à 100 ha (soit 125 terrains de foot).

La population de l’entité de Durbuy s’est toujours prononcée pour un tourisme “soft” et contre un tourisme de masse tel que celui proposé à travers ce projet.
Aucune infrastructure n’est adaptée à ce type de développement: ni les route, ni la distribution d’eau, ni la réseau électrique ni même le réseau GSM.
A l’intérieur des territoire concernés, il y a des zones natura 2000 ainsi qu’une réserve naturelle.
Ces terrains sont traversés par des chemins communaux actuellement employé par nous, les habitants, et par les touristes. A terme, ces chemins disparaîtront .
Une partie des biens appartiennent actuellement à la commune de Durbuy. Ce sont des biens communaux qui appartiennent à la collectivité et qui seront privatisés.
Les touristes qui viennent à Durbuy, le font pour la quiétude de ses villages, ses paysages et ses promenades.
Cette clientèle n’est pas compatible avec un tourisme de masse.
A terme, les petits établissements, hôtels, chambres d’hôtes, gîtes qu’ils fréquentent sont menacés et les emplois attachés disparaîtrons.
A ce sombre tableau, vient s’ajouter la pollution générée par ce type de tourisme: CO2, destruction de la faune et de la flore, baisse de biodiversité, particules fines, destruction du cadre de vie des actuels habitants, bruit…etc.
Tout cela paraît bien loin des promesses politiques liées à la COP21.
Les emplois créés ne seront jamais que des emplois remplaçant ceux disparus directement lors de la restructuration des deux entreprises LPM et Durbuy Adventure auxquels il faudra ajouter ceux disparus dans les petites entreprises touristiques à Durbuy et dans les communes voisines.
La majorité seront précaires et mal payés et entraîneront une migration extérieure de travailleurs.
Nous terminerons par la perte culturelle, déjà en route, ou notre langue est (le français !) est remplacée par du flamand ou de l’anglais, les vaches par des touristes et les animaux en liberté dans nos forêts par des animaux en cages.
Nous demandons dés lors au collège de refuser ce type de développement et de consacrer son énergie à créer de vrais richesses dans le respect de la volonté des citoyens, de notre environnement, de celui de nos enfants et petits enfants.

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