Quelques pistes…Durbuy sans le moteur thermique à l’horizon 2030. Document de travail.


 

Durbuy horizon 2030-2040 sans moteur thermique ?

Document de travail 

 

La question a un double sens.

Le premier que deviendrait Durbuy si le moteur thermique disparaissait (2030-2040)
Durbuy peut-il encore accepter les moteurs thermiques « touristiques » sur son territoire à l’horizon 2030-2040

 

 

Le tourisme, qui est la découverte d’autres lieux, paysages, traditions et habitants, induit un déplacement…

A pied, à cheval, en charrette …
Il a explosé à 3 reprises :

 

  • Lors de l’apparition du train

  • Lors de la création des congés payés

  • Avec la généralisation de l’usage de la voiture.

Le tourisme moderne s’est concentré près des gares, Barvaux, gros centre touristique depuis la création de la gare, Bomal, Melreux (pas Hotton, village d’agriculteurs ni Durbuy).
La présence de l’eau (Ourthe) est importante.
Marche ne s’est pas développée de cette manière par manque d’eau.

 

Les Marchois allaient en vacances à Barvaux, les Liégeois aussi…en train pour la majorité.
L’avènement du tram a aussi permis de développer des centres « sans gare » comme La Roche et Rendeux

 

Après la guerre 40, l’infrastructure routière s’est modernisée, la voiture est devenue + démocratique (en quelque sorte).
Il faudra tout de même attendre la fin des années 60 pour voir un chargement d’habitudes lorsque la villégiature s’est transformée en tourisme d’un jour.
Le tourisme chez nous était 90 % wallon (1970). Aujourd’hui il est de 60 % wallon, 30 % flamand et 10 % autres.

 

Le nombre de touristes n’a cessé d’augmenter au fil des ans : secondes résidences, hôtels et campings, attractions touristiques, curieux.

 

Aujourd’hui on parle d’un tourisme de masse pour autant que le mot « tourisme » ai encore un sens.

 

 

 

Le tourisme est devenu totalement tributaire de la voiture (+ de 85 % de mémoire)

 

Des grains de sable sont venus se glisser dans la belle mécanique :
 

  • Le vieillissement de la population induit une mobilité moins importante des bébés boomers.

  • La concentration de la population dans les villes avec comme corollaire le changement des habitudes de déplacement.

  • La prise de conscience des changements climatiques, pollution et particules fines par une (petite) partie de la population. Problème de santé publique.

  • L’attachement moindre des jeunes à la voiture

  • L’appauvrissement d’une partie de la population.

  • Le low-cost en avion et les autres destinations. (Charleroi-Montpellier pour 30,58 en période creuse pour nous deux soit 15,29 € par personne)

  • D’autres choix de vie et de dépenses.

 

Alors la voiture thermique ?

 

Les changements climatiques sont + rapides que prévu.
Les états vont devoir prendre des mesures + rapidement en particulier pour la voiture thermique
qui représente jusqu’à 20 % du CO rejeté pour certains pays. (Après avoir augmenté de 2,9% en 2015, les émissions de gaz à effet de serre de la Belgique ont encore crû en 2016, de 0,7%. source :http://www.levif.be/actualite/belgique/les-emissions-belges-de-gaz-a-effet-de-serre-en-hausse-pour-la-2e-annee-de-suite/article-normal-719531.html)
Ces mesures pourrait accélérer le désamour des citoyens envers la voiture.

 

  • La voiture électrique n’est pas une solution. Elle est chère, gourmande en énergie et polluante (énergie grise et consommation de ressources rares et non recyclables)

  • Rien n’est prêt pour l’alimenter et il y a ± 1.800.000.000 voitures thermiques dans le monde, autant dire que remplacer l’ensemble par de l’électrique prendra du temps

  • Manque de matière première pour produire les batteries d’autant qu’on a besoin de batterie pour le solaire et l’éolien.

  • Taxe carbone en + de la taxe normale : ex 2€ par gr/km au-delà de 200gr/km et 4€ pour les +de 250gr (France)

  • Interdiction de rouler dans les villes avec des véhicules de +10 ans

  • Santé publique, cancer etc

Le marché de la vente des voitures neuves est versatile dans la CEE, en 2008 , 19.000.000 de voiture vendues et 16.500.000 en 2015. En augmentation en 2016 et 2017.

 

 

Reste que nous ne sommes pas en croissance et que le gâteau à partager entre les loisirs, la nourriture, la maison et la voiture reste le même depuis 10 ans. Si l’un augmente, l’autre diminue.

 

Enfin, Durbuy pourra-t-il encore se permettre, ne fusse que pour des raisons de santé publique, d’accepter 2.000.000 de personnes en voiture à l’horizon 2030-2040 alors que les villes auront tourné le dos à la voiture ?
Raisonnablement non…

 

Quid du tourisme de masse ? Destiné à disparaître dans des endroits seulement accessibles aux voitures.
Sans (aucun) doute

Durbuy n’est pas Disneyland Paris avec une ligne TGV aux portes du Parc….

 

Quelles solutions ?

 

  • Diversifier le tissus économique

  • Ne plus investir dans le tourisme de masse

  • Créer une dynamique de PME non délocalisables

  • Re-créer une richesse naturelle partageable entre les habitants et les touristes: rivière, promenades, jardins.

  • Remettre à l’honneur l’agriculture responsable dont la norme minimale est de bio.

  • (Je vous laisse le soin d’en ajouter d’autres !)

 

 

Bernard Adam

 

 

 

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