La vie change, la politique devrait suivre…mais ne le fait pas


La politique de l’enfance et de l’enseignement communal par exemple paraît totalement figée.
Est-ce une trop longue présence du même personnel politique aux mêmes places ou simplement la manque de curiosité de ceux(celles)-ci, toujours est-il qu’il semble que les bonnes questions ne sont plus posées depuis belle lurette.

Par exemple, la construction d’une crèche “dans l’ancien bâtiment des pères Oblat” est-elle justifiée ?
Le montant de l’aménagement de cette crèche se chiffre à 880 130 €, avec un subside de 280 225 € pour 24 enfants.(info donnée par Monsieur Philippe Bontemps le 22 janvier au journal L’Avenir)
À cette dépense il faudra ajouter les salaires des gardiennes et les dérapages financiers dus à la gestion erratique légendaire des chantiers par le personnel politique de Durbuy.
Tablons sur 1 million d’Euros pour 24 enfants. C’est cher, très cher. C’est même totalement disproportionné avec le service rendu. En suite, il faudra payer les gardiennes… 
C’est du gaspillage d’argent public.

D’autant qu’il existe d’autres solutions, nettement moins coûteuses, qui permettrait d’améliorer le statut des gardiennes encadrées et de décentraliser les crèches vers les villages.
ONE encadre les accueillant-es d’enfant conventionné-es. L’accueillant-e d’enfant conventionné-e accueille, à son domicile ou dans un autre lieu adapté, au maximum 4 enfants équivalents temps plein (maximum 5 enfants présents simultanément et 8 enfants inscrits).
Le statut d’accueillant-e conventionné-e offre une protection sociale proche de celle des travailleurs salariés. Ce statut permet d’accéder :

 à l’assurance soins de santé, incapacité de travail, accident de travail et maladies professionnelles ;
 aux allocations familiales ;
 au régime de pension ;
 à un revenu de remplacement pour congé de maternité ;
 à une compensation financière, en cas d’absence de l’enfant pour des raisons indépendantes de la volonté de l’accueillant-e (maladie de l’enfant,…).
Il y manque les congés payés et le revenu de remplacement tel que le chômage.

Si La Commune de Durbuy a besoin de crèches, je propose que ce soit dans ce cadre-là, avec une aide aux gardiennes par exemple sous forme d’une assurance complémentaire payée par la commune.
Avec 1.000.000 €, il serait possible de “subventionner” 20 accueillantes durant 16 ans avec un montant de 3.000 € par gardienne. De quoi stimuler les vocations et doper les emplois de service.

20 accueillantes, pourrait recevoir entre 80 et 160 enfants par an…

Mais y a-t-il utilité à terme d’une crèche communale à Barvaux.
Entre les années 2000 et 2016, le % des enfants de 0-4 ans est passé de 6% à 4,8% (soit une chute 25% de la natalité à Durbuy)
Depuis 10 ans, la baisse de la population des enfants en bas âges est régulière, de +/- 0,1% par an.
Depuis 2 ans, la population globale de Durbuy est en baisse, le % de nos “reproducteurs” 20-34 ans est en baisse également, de 19,4% en 2000 à 16,6% en 2016 .

Le clientélisme politique et la gestion à la petite semaine de la commune a des répercussions à long terme.
Des répercussions graves.
Sur l’enseignement aussi. Les chiffres sont inquiétants pour l’avenir.

Bernard Adam
Changeons

 

 

 

 

 

 

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